Montrons nos enfants la meilleure voie ( partie 1)
07 sept. 2026 à 18:57Depuis la nuit des temps, la relation père-fils et mère-fille demeure incontestablement un miroir de référence. Les enfants sont le reflet de l’image de leurs parents à travers leur conduite et leur éducation. Le pasteur Jacques André Vernaud disait : « Un pasteur impudique qui prêche la sanctification aura des fidèles (enfants) impudiques, parce qu’on se reproduit selon son espèce. » En d’autres termes, un parent qui dit à ses enfants que voler n’est pas bien, mais qui vole lui-même l’argent de l’État, de l’Église ou d'une quelconque affaire ; un parent qui est lui-même corrompu en tant qu’avocat, magistrat ou juge, ou qui triche à travers des relations extraconjugales, aura des enfants qui feront exactement comme lui. D’une manière ou d’une autre, ses enfants adopteront ce qu’il fait plutôt que ce qu’il dit, selon le célèbre adage : « Ce que tu fais crie tellement fort que je n’entends pas ce que tu dis. »
La Bible donne une injonction merveilleuse à ce sujet. Dans Proverbes 22:6, il est écrit : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » Le texte original utilise le concept d'éduquer.
Malheureusement, de nos jours, beaucoup de parents se limitent à l’instruction et non à l’éducation. Pourtant, il y a une nette différence entre les deux. Instruire consiste à apporter de nouvelles connaissances au travers de l’enseignement ou de toute autre forme d’expression. Éduquer, en revanche, c'est faire sortir d’un état d’ignorance afin d’élever et de développer des capacités, tout en dotant l'enfant de valeurs et de bonnes manières.
La Bible reconnaît qu’il y a une forme de folie chez l’enfant. Dans Proverbes 22:15, elle déclare : « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; le bâton de la correction l’éloignera de lui. » Plusieurs parents ignorent ce danger inné chez leurs enfants. De nombreux parents envoient leurs enfants dans de bonnes écoles avec une attitude passive et démissionnaire, espérant qu’ils y recevront une bonne éducation, tout en ignorant que l’école ne se limite qu’à l’instruction, sans toutefois franchir le parvis de l’éducation.
Je me rappelle : lorsque j’étais à la faculté, je m’abonnais chaque année à la bibliothèque d’un centre culturel et d'une école internationale à Kinshasa. Un jour, alors que j’étais dans la salle de lecture, j’ai ressenti de la fatigue. J’ai décidé de laisser mes livres sur la table pour sortir prendre l'air dans la cour, afin de me détendre un peu avant de poursuivre ma lecture. Une fois dehors, je me suis installé sur les sièges de repos.
C’était l’heure de la sortie des classes. Il y avait un brassage culturel dans cette école : des enfants européens, américains, d’Afrique de l’Est et des enfants congolais. Ils s'étaient rassemblés dans la cour en attendant que leurs parents ou leurs chauffeurs viennent les chercher. Bizarrement, j'ai vu un garçon à la peau blanche, âgé d'environ 13 ans, embrasser ouvertement une fille de son âge, sans la moindre gêne. Deux autres élèves du même âge — des Congolais cette fois-ci —, situés à peine à trois mètres de moi, se sont mis à faire exactement la même chose.
J’étais tellement indigné que j’ai eu l’envie de leur donner une correction, mais imaginez vous-mêmes ce qu'aurait été leur réaction... Ces enfants étrangers trouvaient cela normal, alors que c'est une pratique totalement inconcevable dans nos mœurs africaines.
Voyez-vous, chers parents, l'influence négative que nous ignorons souvent dans le milieu scolaire de nos enfants ? Ces enfants sont très instruits ; la plupart de leurs parents travaillent dans des organismes internationaux, des ambassades, etc. Il y a donc un danger permanent qui guette nos enfants dans les différents endroits qu’ils fréquentent. Si nous nous endormons sur l'oreiller de la confiance envers les grandes écoles, nous risquons de perdre l’éducation de nos enfants.
La suite de cet article vous sera proposée dans les prochains jours.
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