La formation théologique ne donne pas le ministère pastoral
07 sept. 2026 à 18:54Plus le temps passe, plus nous observons certaines attitudes non scripturaires : une attitude d’opportunisme, de clientélisme, de rêverie et de fierté pastorale. Jamais nous n’avons connu dans nos sociétés, particulièrement dans le monde religieux, une croissance sans précédent du nombre de pasteurs et de prophètes. Nous serions émus si cette prolifération émanait de la volonté de Dieu, mais malheureusement la réalité est tout autre.
Certes, nous n'ignorons pas que la fin des temps est proche et que le Seigneur Jésus est à la porte. Lui-même a bien mentionné dans les Évangiles que la moisson est grande mais qu'il y a peu d'ouvriers, et qu'il faut prier le Père de la moisson afin qu'il envoie des ouvriers dans sa moisson (Matthieu 9:37-38). Oui, la volonté du Maître de la moisson est qu’il y ait des serviteurs envoyés par le Père, et non des mercenaires poussés par leur propre chair.
Il y a vingt ou trente ans, être pasteur était un sujet de moquerie. Aujourd’hui, Dieu a honoré ce ministère, mais cela a malheureusement réveillé l’esprit d’entreprise qui sommeillait profondément chez les opportunistes. Être pasteur est devenu swagg, chic et glorieux ; du coup, tout le monde veut le devenir.
Mais je tiens à rappeler qu’aucune faculté théologique au monde n’accorde le véritable ministère pastoral ou prophétique. La Bible dit clairement dans Éphésiens 4:11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs. » Voyez-vous, c’est le Christ qui appelle les hommes et les établit comme bergers dans son Église.
Je soupire après le fait que tous les enfants de Dieu puissent avoir une connaissance approfondie des choses de Dieu, et je veux bien que les bien-aimés oints pour prêcher soient bien formés sur le plan théologique. Mais il est absurde de voir certains intégrer des écoles bibliques par ambition personnelle et motivation sensationnelle, alors qu'ils n’ont point reçu d'appel pastoral. Ce qui est encore plus inconcevable, c'est que certains s'y rendent sans l’approbation de leur pasteur titulaire, une attitude qui fragilise l’Église de Jésus. Ce n’est pas parce que vous prêchez bien que vous avez reçu un appel pastoral : vous pouvez très bien prêcher tout en restant un simple frère dans votre église et évoluer dans le milieu séculier.
Je dis souvent à mes amis : si la formation théologique attribuait le ministère pastoral, le jour où papa Lambert Mende irait dans une école biblique, il deviendrait un merveilleux pasteur et prédicateur de l’Évangile, car il possède une verve oratoire impeccable et un art magnifique de la persuasion. Oh ! Plaise au Seigneur que papa Mende puisse expérimenter la puissance de la croix afin de devenir un prédicateur de l’Évangile de Jésus auprès de ses collègues politiques !
Je connais deux papas à l'église la Parole du Salut / Gombe : l’Ancien Jules Mwene et l’Ancien Justin Lubo. Ce sont de très bons prédicateurs qui restent humbles dans leurs fonctions d’Anciens ; ils bénissent le peuple de Dieu à chaque fois qu’ils montent sur la chaire pour apporter la Parole. Jamais ils n’ont eu le désir de devenir pasteurs. Que le Seigneur bénisse encore papa Jules Mwene et papa Justin Lubo pour leur humilité !
Et parce que tout le monde veut devenir pasteur, les païens continuent de se paganiser entre eux dans les milieux professionnels.
Une autre chose que j’ai remarquée concerne le climat qui règne dans certaines facultés de théologie. Déjà en première année de cursus, les étudiants s’appellent mutuellement « Pasteur ». Cet engouement sensationnel pour le pastorat affecte malheureusement même ceux qui sont venus dans ces facultés exclusivement pour acquérir la connaissance biblique. Ce climat d’appellation constante change leurs motivations et leur donne l'envie de le devenir.
La vérité que certains ignorent est que si le Seigneur ne vous a pas appelé au pastorat, vous allez énormément souffrir. Vous tenterez d'appliquer l’expérience d’autres serviteurs de Dieu pour vous fortifier, en vous disant : « Oui, le parcours d’un serviteur de Dieu n’a jamais été facile. » Non ! Il y a des moments difficiles voulus par Dieu pour façonner votre foi et votre caractère, mais il y a aussi des souffrances uniquement dues à vos erreurs personnelles.
NB : Nous ne serons pas récompensés en fonction de notre position à l'église, ni de la grandeur de notre travail pour Dieu, mais nous serons récompensés sur la base de la qualité de notre travail accompli conformément à notre appel et aux instructions contenues dans le cahier des charges de notre mission.
Commentaires
Que le Seigneur nous aide franchement.
En tout cas, très vrai. ☑️🙏